vendredi 7 septembre 2012

L'équipement d'un agent en mission

Un pistolet automatique avec 50 cartouches, un couteau pliant à cran d'arrêt ou une dague commando, une boussole mais aussi un flacon de rhum, six paires de chaussettes, une paire de mules, quatre caleçons, deux cravates, six mouchoirs, une robe de chambre... Si évidemment, cette liste non limitative peut prêter à sourire, c'est le seul clin d'oeil du livre de Jean-Louis Perquin qui nous ramène pendant la seconde guerre mondiale, quand les parachutages et les atterrissages clandestins -aussi titre de son ouvrage- permettaient à la résistance française de garder la flamme allumée. La liste ci-dessus faisant partie d'une note du BCRA en date du 10 mars 1944.
Déjà auteur d'un livre très remarqué sur les opérateurs radio clandestins (1), Jean-Louis Perquin a travaillé en anthropologue pour retrouver les équipements individuels utilisés à l'époque par les agents et les méthodes utilisées et les souvenirs des vétérans.
Son fonds iconographique est aussi exceptionnel, avec de nombreuses photos d'époque qui nous livrent une jeunesse qui ne refusait pas le sacrifice ultime de sa vie. Quelques belles images aussi des avions et équipages qui furent mobilisés dans ces missions rajoutent encore à ce livre... qui n'est que le tome 1 du sujet !

Parachutages et atterrissages clandestins, 134 pages, 24,95 euros.


(1) un des best sellers d'Histoire et Collections -éditeur de RAIDS et RAIDS Aviation- ce qui démontre, si besoin était, que la Mémoire intéresse encore les Français.

jeudi 6 septembre 2012

Deux Yak-3 pour les 70 ans du Neu-Neu

Deux Yak-3, avion russes emblématiques qui ont équipé le régiment de chasse Normandie-Niémen (1) sur le front de l'est seront présents à Mont-de-Marsan, vendredi prochain. L'un de ces appareils sera visible en statique, et le second évoluera en vol. Selon le Sirpa Air, cet appareil aux couleurs de l'unité française est immatriculé en Allemagne, et sera piloté par son propriétaire, un argentin.
La patrouille de France est également attendue ce même vendredi 14, ainsi que le CEMAA russe.
Le régiment de chasse 2/30 Normandie-Niémen a été reconstitué en juin dernier sur Rafale, après une éclipse de quelques années.
Notons qu'un autre anniversaire sera célébré le 28 septembre : les 100 ans de la SPA3 Guynemer du 1/2 Cigognes de Dijon.

(1) je lui consacre un article de rappels historiques dans le n°2 de RAIDS AVIATION.

Une tournée de JYLD au Proche-Orient

Le porte-parole adjoint du ministère de la Défense, le général Martin Klotz a annoncé ce matin une prochaine tournée de Jean-Yves Le Drian au Proche-Orient. Le ministre devrait notamment se rendre à la frontière jordano-syrienne, pour visiter l'hôpital de campagne français et rencontrer les autorités jordaniennes. Au Liban, il doit aussi rencontrer les autorités locales, puis aller au contact de la FINUL II, dont le format a fondu (de 1300 à 850 pax). Des dossiers d'armements sont aussi en souffrance avec le gouvernement libanais, notamment dans le domaine des hélicoptères et des missiles antichars. On l'a bien vu avec le récent débordement des affaires syriennes au Liban, les autorités locales nécessitent eux aussi des moyens qui ne peuvent pas se résumer à des armes non létales.
Pour des raisons de sécurité, aucune date de déplacement n'a été livrée par le général Klotz, même si, au Liban, les choses semblent déjà très organisées, selon un représentant de la presse locale.


mercredi 5 septembre 2012

Laverdure est mort

Christian Marin est mort, à l'âge de 83 ans. L'acteur, qui avait dû passer ses cheveux au blond pour tourner dans la peau du Laverdure imaginé par Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo rejoint Jacques Santi, qui incarnait Tanguy : il était mort en mars 1988 d'une tumeur.
Christian Marin, qui était mieux connu encore pour ses rôles de gendarme, avait réussi à donner la consistance du Laverdure de la BD dans la série télévisée : gaffeur au grand coeur, et dragueur invétéré (quoique souvent inefficace).

"Je suis un industrialiste"


Dans la main de ce dirigeant d'Atmostat, une sécurité de tête nucléaire de première génération, une des spécialités d'origine de la société (photo Jean-Marc Tanguy).



Le ministre de la défense, auteur de la citation, labourait cet après-midi à Villejuif (94) un de ses thèmes favoris, la politique industrielle, alors que l'actu de rentrée, budgétaire (moins 6 MdEUR décalés) et opérationnelle (la phase la plus risquée du retrait d'Afghanistan commence) est assez compliquée. Jean-Yves Le Drian qui s'est donc présenté comme industrialiste a visité de fond en comble Atmostat, une PME qui travaillait à l'origine pour le nucléaire militaire, et se diversifie aujourd'hui dans le médical, l'aéronautique et l'énergie. Le casting a évidemment été effectué sur mesures, alors que le ministre cherche à impulser un "smart business act" (1) et démontrer que sans industrie, rien ne se fera, et particulièrement, sans les plus petites. Les pouvoirs locaux peuvent y aider : un autre patron de région et socialiste, Alain Rousset, l'a déjà réussi dans sa propre région, l'Aquitaine.

Grâce à sa technique de traitement du béryllium, la PME, filiale d'un ensemble plus vaste, Alcen, a pu développer ses propres produits. Le management d'une PME permet aussi plus facilement l'émergence de produits innovants, comme cette alternative au pitot traditionnel, brevetée et essayée près d'Airbus par un ingénieur de la société, par ailleurs pilote privé. Ou ces peaux métalliques dérivée des technologies mises au point pour coiffer la tête nucléaire aéroportée de l'ASMP-A.
Démonstration était faite, pour ceux qui l'ignoraient encore : les crédits défense sont un investissement dans l'avenir (2). Et encore plus si l'argent reste en France.

(1) sans surprise, le ministre a éludé le fond du dossier : les auditeurs des universités d'été de la défense en sauront peut-être plus, la semaine prochaine.
(2) le ministre signera vendredi une convention -la deuxième du genre- avec la région Bretagne, en visitant le CELAR, à Bruz (35). Le document qu'il signera était, dit-on, celui que la défense n'avait pas mis beaucoup d'enthousiasme à signer jusqu'alors avec le patron de la région Bretagne de l'époque : un certain Jean-Yves Le Drian...