Dans un rapport à paraître dans quelques heures, la Cour des Comptes a réalisé un audit des principales opérations d'externalisation. Il s'avère que les gains ne sont pas forcément à la hauteur des niveaux attendus : c'est le cas pour l'opération Helidax, qui ne fait, cependant, que commencer.
Dans d'autres cas, particulièrement dans la fonction accueil-accès-surveillance, les gains sont déjà, à l'opposé, spectaculaires. A Balard, le coût de l'externalisation ne représente, au maximum, qu'un tiers du coût de la prestation assurée auparavant en interne (2.238.000 EUR).
Mais il est vrai que la vidéosurveillance (supervisée par les gendarmes de l'air), et la numérisation des accès a aussi, de facto, réduit l'empreinte humaine.
A Salon (40,9%), Ambérieu (46,5%), Rochefort (58,8%), les gains sont au-rendez-vous.
Attention, cependant, aux effets d'aubaine. Et, note le député Louis Giscard d'Estaing, qui présentait hier le rapport à la commission des Finances, la sécurité de certaines enceintes stratégiques, comme le Balardgone, ne devrait pas être confiée à une structurée privée.
On l'a d'ailleurs bien vu dans le cas de l'ilôt Saint-Dominique. Assez diplomatiquement, les magistrats de la rue Cambon ont listé certains facteurs bloquants, qui avaient mené à l'interruption de l'expérimentation d'une sécurité privée. Depuis, c'est une unité interarmées -tout un symbole- commandée par un fusilier-commando -un autre symbole- qui a repris les clés. Et les choses en mains.
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
jeudi 3 février 2011
Externaliser coûte (parfois) moins cher
mercredi 2 février 2011
Des responsabilités pour les civils
Alain Juppé a repris devant les 600 responsables d'unités, mardi, une double proposition qu'il avait énoncée lors de ses voeux parisiens. Le ministre de la Défense a d'une part redit son intention de faciliter la possibilité, pour les cadres civils, de prendre des responsabilités dans les bases de défense. Il a, de surcroît, ajouté qu'il attendait des "propositions" en ce sens de la part du CEMA et du SGA, "avant la fin avril".
Par ailleurs, Alain Juppé a repris son idée de "chantiers d’insertion à destination des jeunes", qui profiteraient de l'activité générée par les BdD, en matière "de bâtiment, d’aménagements de parcs et jardins ou de restauration". Autant de tâches, pourtant, appelées à être externalisées : il faudra donc que les titulaires des contrats aient aussi envie de mouiller le maillot de l'insertion...
Par ailleurs, Alain Juppé a repris son idée de "chantiers d’insertion à destination des jeunes", qui profiteraient de l'activité générée par les BdD, en matière "de bâtiment, d’aménagements de parcs et jardins ou de restauration". Autant de tâches, pourtant, appelées à être externalisées : il faudra donc que les titulaires des contrats aient aussi envie de mouiller le maillot de l'insertion...
A la commission...
Répondant aux questions de plusieurs députés, Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation, entendu ce mercredi matin par la commission de défense de l'assemblée nationale, a évoqué le groupe Thales dans des mots assez durs, même "apocalyptiques" selon un témoin de la scène. Des mots durs, mais qui cibleraient, en fait, l'ancien management, et non l'actuel, mené par Luc Vigneron. Qui doit d'ailleurs être entendu.
L'audition, qui a duré une heure et demie environ, a également fait le point sur le dossier des drones, sur lequel l'avionneur progresse avec BAE Systems, dans l'attention de décisions ministérielles des deux pays, et sur les prospects Rafale.
L'audition, qui a duré une heure et demie environ, a également fait le point sur le dossier des drones, sur lequel l'avionneur progresse avec BAE Systems, dans l'attention de décisions ministérielles des deux pays, et sur les prospects Rafale.
Le Beautemps-Beaupré en Océan Indien
Le Beautemps-Beaupré, navire océanographique de la marine appareillera lundi pour une campagne en Ocean Indien. Etant donné l'actualité particulière de l'ouest de l'Océan Indien, les détails ne fourmillent pas sur l'activité précise du navire.
En mars dernier, lors de relevés au large de la Somalie, ce même navire avait été attaqué par des pirates. Pirates repoussés par une équipe de protection embarquée (EPE) de la marine, opportunément implantée à bord...
Le navire devrait, cette fois, rester neuf mois absent de son port d'attache, Brest.
Comme je l'avais expliqué dans RAIDS, en novembre dernier, marine et DGA ont développé un concept de reconnaissance de fonds fondé sur un drone, Daurade, en cours d'expérimentation.
En mars dernier, lors de relevés au large de la Somalie, ce même navire avait été attaqué par des pirates. Pirates repoussés par une équipe de protection embarquée (EPE) de la marine, opportunément implantée à bord...
Le navire devrait, cette fois, rester neuf mois absent de son port d'attache, Brest.
Comme je l'avais expliqué dans RAIDS, en novembre dernier, marine et DGA ont développé un concept de reconnaissance de fonds fondé sur un drone, Daurade, en cours d'expérimentation.
Un autre oubli
Un autre rendez-vous aquitain figure à l'agenda d'Alain Juppé, mais pas dans celui publié la semaine dernière. Après avoir passé du temps sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, il doit visiter l'usine Turboméca de Bordes, en fin d'après-midi. Un rendez-vous qui n'a pas été signalé dans son emploi du temps officiel (1).
La presse (locale) est prévenue.
(1) qui vient d'ailleurs, de surcroît, de totalement disparaître du site internet du ministère de la Défense.
La presse (locale) est prévenue.
(1) qui vient d'ailleurs, de surcroît, de totalement disparaître du site internet du ministère de la Défense.
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