jeudi 3 septembre 2009

Le général Hendel au CFA

Le général Hughes Hendel, 53 ans, est commandant des forces aériennes (CFA) depuis le 1er septembre, remplaçant le général Jean-Pierre Martin, nouvel inspecteur général Air. Issu des enfants de troupe, le général Hendel a intégré le Piège en 1977, devenant pilote de DA, ce qui l'a notamment mené dans le Golfe persique, en 1990, sur Mirage 2000.
Le nouveau CFA fut aussi leader de la PAF un an plus tôt, commandant la base de Luxeuil (2000), chef des opérations des FAS, et n°2 du CDAOA, avant de rejoindre le CFA, comme second. Une connaissance des deux commandements qui sera forcément utile, alors que l'on réfléchit à les marrier, tout au moins à les colocaliser.

Notre photo : le général Hendel, alors au CDAOA, présente un équipage de Caracal à Hervé Morin sur le statique défense au Bourget 2007. (crédit JMT).

Les POMLT drillent à Suippes, avant l'Afghanistan

Les 150 gendarmes qui devront opérer en Afghanistan à partir de novembre drillent actuellent à Suippes, un camp de l'armée de Terre, avec des instructeurs fournis par cette dernière. Ces gendarmes, rappelons-le, doivent contribuer à former l'ANCOP (afghan national civil order police) et à la mentorer.
Les gendarmes prodigueront les fondamentaux à leurs stagiaires dans un camp, à Mazar-e-Sharif, en zone allemande (RC-N). En zone française, ils mentoreront également leurs confrères afghans au sein de POMLT (police operationnal mentoring and liaison team), transposition des OMLT que fournit l'armée de Terre à l'ANA (pour un total de 380 mentors environ en 6 équipes).
Pour assurer cette mission particulièrement dangereuse qui les expose en première ligne, les gendarmes ont donc reçu des conseils, avant d'en donner.
C'est l'armée de Terre qui a été chargée de mentorer les gendarmes en France, notamment en leur transmettant leur expérience poussée du théâtre (1). Sans surprise, les deux modules couvrant deux semaines chacune comprennent des techniques de reconnaissances d'itinéraires et le développement de réactions appropriée en cas d'attaque ou de découverte d'IED. Ce qui, évidemment, s'ajoute à un entraînement renforcé au tir et à un aguerrissement comme savent le faire les militaires de l'armée de Terre. Les partants ont aussi reçu une instruction sur les premiers secours.
Les POMLT devraient bénéficier d'une dizaine de VAB pour leur transport, et leur équipement personnel a aussi subi de nombreux apports. Ces mentors bénéficieront de gilets pareballes de dernière génération, de casques et de FAMAS, équipés avec viseur et poignée.
Les deux escadrons de gendarmerie mobile désignés pour fournir une partie de l'effectif ont déjà participé à des séjours à l'étranger, notamment en Côte d'Ivoire. Certains s'interrogent pourtant sur le bien-fondé d'un tel déploiement dans un pays en guerre. Alors même que les policiers afghans, dont plusieurs milliers centaines ont été tués (certains bilans évoquent 3.500 morts en 2008, soit dix fois le nombre de morts alliés en 2009...), constituent la cible n°1 des insurgés.
Rappelons que la police française n'est pas en reste sur cette mission de formation : des instructeurs du SPHP (service de protection des hautes personnalistés) et du RAID viennent d'achever la formation de la garde présidentielle afghane.

(1) Certains y verront un juste retour : les gendarmes avaient acculturé l'armée de Terre à la gestion de foules, capacité qui s'était avérée fort utile au Kosovo et en Côte d'Ivoire.

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Barcelonnette vendue à ... Barcelonnette

Les installations militaires de Barcelonnette, notamment le bâti et le champ de tir, qui avaient fait le bonheur de générations de chasseurs alpins ont été vendues à la commune, pour un euro symbolique, signale ce soir le secrétariat général pour l'administration (SGA). C'est sa MRAI (mission pour la réalisation des actifs immobiliers) qui a été chargée de négocier le dossier, comme, annonce-t-on, d'autres qui suivront en cadence.
L'ancien site militaire devrait être reconverti en centre hôtelier, sportif et d'accueil universitaire.

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Le VPS bon pour le service

Le 17 août dernier, le véhicule patsas ou VPS a reçu son autorisation de mise en service opérationnel (MSO), synonyme de permis de partir en opérations extérieures. Le VPS a été développé par Panhard sur un cahier des charges du 1er RPIMa, qui en a logiquement effectué l'expérimentation, très poussée. L'engin a été déployé dans au moins deux décors africains exigeants, notamment à Djibouti.
Le VPS a donc reçu son permis plus tôt que prévu : il était plus attendu dans le courant de l'automne. Ce qui ne signifie pas forcément que des VPS doivent partir en opex : seulement qu'après deux ans d'expérimentations sous toutes les coutures, le VPS est mature, après des défauts de jeunesse.
Panhard en a livré 51, soit quelques uns de plus que prévu, récupérés sur une commande belge finalement abandonnée par nos cousins.
Les autres unités utilisatrices sont le 13e RDP, le CPA10 et le CPIS.
Comme ce blog vous le rappelait en juillet, le VPS du 1er RPIMa affûte ses crocs, avec l'intégration à titre expérimental de miniuguns M134D (Dillon, fournies par TR-Equipement) ainsi que de supports permettant un transport facilité de charges particulières, comme des mortiers de 81 mm, ou des postes de tirs Milan.
Le CPA10 de l'armée de l'Air a pour sa part optimisé ses VPS dans le secteur des transmissions.
CPA 10 et 1er RPIMa ont eu le privilège de défiler avec leurs véhicules sur les Champs Elysées, en 2008 et 2009.

(photo : crédit JMT)

mercredi 2 septembre 2009

Le tableau de chasse d'une chouette

Plus de 700 casques Topowl ont déjà été livrés sur cinq types d'hélicoptères différents, signale son fabriquant, Thales, à quelques jours de l'ouverture du salon DSEi. Plus de 800 autres, en commande, seront livrés dans les 10 ans à venir, ajoute l'électronicien, alors qu'une série de tests viennent sans doute de contribuer encore au potentiel de l'équipement de tête.
Les pilotes de Tigre du 5e RHC actuellement déployés en Afghanistan l'utilisent pour orienter le canon de bord d'un regard, mais aussi recevoir des informations de vol qui sont diffusées sur une visière transparente.
Les expérimentations en cours, aux Etats-Unis et en Australie, visent à pousser encore ce concept, en diffusant notamment l'imagerie récupérée sur un FLIR de bord.
Ces essais en vols concernent le Blackhawk et le Huey, en coopération avec Lockheed-Martin. Le casque français est aussi testé sur Huey dans le cadre d'un programme de recherche américano-canado-australien. Une série des tests est également en cours avec l'US Army, sur Apache.
Rappelons que le Topowl est commandé par 15 pays différents, et est qualifié sur cinq types de machines : Tigre, NH90, AH-1Z Cobra (USMC), UH-1Y (USMC) et Rooivalk.

Le + du Mamouth :
Topowl fut créé au début des années 90 par Sextant Avionique (Thales Avionics aujourd'hui), issu des regroupements des divisions avionique de vol d'Aérospatiale, de Thomson-CSF et de Crouzet. Sextant était alors pionnier en matière de viseurs de casques, qui n'ont paradoxalement pas perçé, en France, sur avion de chasse, même si le sujet revient sur le tapis (volant), actuellement.
Topowl, vendu aux Etats-unis, est, ne serait-ce que pour cette raison, un produit d'anthologie, à la fabrication duquel participent Angénieux, filiale de Thales (1) et MSA (2), chargé pour sa part de la fabrication de la coque.

(1) connue pour ses trois oscars conquis par la qualité de ses optiques, à Hollywoord, mais aussi sa JVN compacte, Minie, qui équipe le Félin.
(2) ex-CGF Gallet, un des spécialistes français du casque tactique. Les pilotes de chasse utilisent un LA100, les forces spéciales, le ACH (également vendu aux forces armées US) et le GIGN, le KFS.

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