mercredi 2 janvier 2013

Un EC225 à Cherbourg


Dans une lumière très brestoise, un EC225. Au fond, un Caïman Marine (Photo Jean-Marc Tanguy).



C'est la conséquence du jeu de taquin ouvert avec la montée en puissance de la flotte de Caïman Marine : un hélicoptère EC225 de sauvetage de la flottille 32F est déployé à Cherbourg depuis hier. Le Dauphin SP, lui, rallie Hyères. Ce besoin capacitaire était émis de longue date par les préfets maritimes successifs, mais avait buté sur une flotte marine trop limitée.

Une fois que la flotte de Caïman Marine sera suffisante, c'est un appareil de ce type qui prendra place à Cherbourg, et les EC225 seront transmis à l'armée de l'air.
Les Caïman marine sont actuellement sur tous les fronts, avec la livraison fin décembre du STEP B, et le départ prochain d'un appareil de la 33F en TLD, avec la FREMM Aquitaine.

Pour l'OTAN, entre le Danemark et les Pays-Bas

L'OTAN ne comptabilise pas les effectifs qui travaillent au retrait du matériel. Ici, le zone de transit de Warehouse, où les conteneurs sont pesés, avant de partir pour KAIA (Photo Jean-Marc Tanguy).

Pour l'OTAN, la France n'est désormais plus que le quatorzième contributeur en Afghanistan, avec 543 militaires (au lieu du 4e rang, avec plus de 4000 militaires il y a quelques mois). Ce décompte arrêté début décembre peut sembler surprenant, mais prend vraisemblablement en compte le fait que la France ne met plus au service de l'OTAN que les gendarmes du Wardak, les effectifs de KAIA (base aérienne et Rôle III), le labo CIED, Epidote, les insérés et le détachement hélicoptères... Tout le reste, Douchanbe et Warehouse est désormais considéré hors opérations ISAF, puisque concentré sur les opérations nationales de retrait. Officiellement, la France assure maintenir en Afghanistan 1500 militaires ainsi qu'une frégate placée en OEF (200 marins). C'est donc légèrement plus que les 1400 envisagés à l'origine du plan de relais de la nouvelle administration.
Les premiers contributeurs de l'ISAF sont, sans surprise, les Américains (68.000), les Britanniques (9.500), les Allemands (4.318), les Italiens (4.000), la Pologne (1.776), la Roumanie (1.549), l'Espagne (1.606), l'Australie (1.094), la Turquie (998), le Canada (950), la Bulgarie (581), le Danemark (567), les Pays-Bas (500).
Rappelons que le Canada et les Pays-Bas sont sortis des opérations terrestres cinétiques depuis déjà plusieurs mois, ils n'en maintiennent pas moins des effectifs très importants au sein de l'ISAF.
Notons aussi que la base de Douchanbe n'est plus évoquée, mais elle est toujours là, et le resterait tout le temps de l'opération retrait. Ou que commence, symboliquement, les premiers convois-tests vers l'Ouzbekistan et le Kazakhstan, et le Pakistan.
Un peu tardivement, ces axes logistiques ne devraient être en fait que très peu exploités : on ne va pas maintenir à Kaboul du matériel (et des militaires pour le garder) plus longtemps que raison, juste pour démontrer que ces axes étaient utiles.
Les deux axes nord ouverts par la France devraient, en fait, plus servir aux alliés de l'ISAF.

Airbus Military teste des winglets sur C295

C'était le 21 décembre : un C295 d'Airbus Military a pris son envol avec des winglets (ailettes marginales) installées sur un avion d'essai, qui porte déjà, par ailleurs, le champignon radar d'une version AWACS. Cette configuration avait été annoncée sur ce blog le 21 mai dernier.
Des gains, dont le volume sera signifié par ces essais en vol, seront obtenus au décollage et en croisière, mais aussi, comme le signalait à l'époque le constructeur, avec probablement une masse plus importante au décollage (800 kg).
Le constructeur espagnol peut ainsi donner une impulsion supplémentaire à sa famille de cargos, qui s'est déjà bien renouvelée, avec des versions spécialisées en surveillance maritime et patrouille maritime.

mardi 1 janvier 2013

Le dernier des "guitaristes" est parti


C'est la Dépêche de Tahiti qui nous l'apprend : John Martin, le dernier survivant du bataillon du Pacifique, est mort hier à 91 ans. En septembre 1940, à 18 ans, il avait rallié la France Libre, participant notamment à Bir Hakeim, rappelle le quotidien. Terminant la guerre comme sergent-chef, il avait été décoré de la croix de guerre.
Son ami Marcel Allaume était mort le 11 juin dernier, à 92 ans.
Devant des élèves polynésiens, dans un long entretien que je vous invite à relire, voici comment il jusitifiait son engagement : "C'est un sentiment patriotique (« la Patrie en danger ») qui m'a décidé à m'engager, avec, au fond de moi, une attirance pour l'aventure (...) Le sentiment qui m'a animé n'était pas aussi élevé que celui qui pousse à « défendre une Grande Cause pour l'Humanité », mais, plus prosaïquement, celui d'avoir un devoir à accomplir". 
Créé par le lieutenant-colonel Félix Broche, ce bataillon appelé "bataillon des guitaristes" avait participé à Bir Hakeim, à El Alamein, à la campagne d'Italie, puis à la libération de la France.
Des 600 partis de Polynésie et de Nouvelle Calédonie, seulement 249 sont revenus.

A lire ici : un site internet qui évoque l'épopée des "guitaristes".

La phrase de début d'année

"Là où il y a de la prudence partout,
il n'y a de courage nulle part
"
François Casta, aumônier parachutiste.
(merci à S.)