mardi 24 mars 2026

Une démonstration des choix pris par la brigade chasse

Si l'armée de l'air et de l'espace a réagi aussi rapidement, c'est grâce à son réseau de bases-mères -trois-

dans la région en crise actuellement. L'AAE est en plus connectée avec les acteurs 3D de la région, et dispose de sa propre situation de l'espace aérien, une parfaite connaissance des modes opératoires iraniens, puisqu'elle est présente dans la plupart des pays ciblés.

Elle était surtout prête à combattre "dès ce soir" et l'a prouvé dès le premier jour en interceptant des drones Shahed. Une mission qu'elle connaissait puisqu'elle l'avait fait déjà à plusieurs reprise depuis les guerres a répétition issues du 7 octobre, depuis les trois fameuses bases.

La brigade aérienne d'aviation de chasse (BAAC) a surtout considérablement modifié son visage en deux ans, avec une multiplication des mises sous pression décidées par son chef, le général de brigade Pierre Gaudillière, issu des forces aérienens stratégiques (FAS). Le niveau de disponibilité a été élevé grâce au MCO de combat initié par l'état-major de l'armée de el'air, et notamment son major général, le génral Dominique Tardif. Plusieurs séquences, ces derniers mois, ont permis de mesurer la capacité de réponse des différentes escadres : la 2e escadre (Mirage 2000-5), la 3e escadre (Mirage 2000D), la 4e escadre (sur Rafale, qui apparetient elle aux FAS), les 5e et 30e escadre (sur Rafale). La défense sol-air a pu valoriser ses atouts, avec une intégration -et une attention inédite- de la part de la BAAC. Dispersion suivi de raids de rétorsion, dispersion de très petits modules (le French ACE) et d'autres modes opératoires ont été testés avec succès, et prennent toute leur valeur dans la crise actuelle, où les moyens aériens occidentaux sont ciblés par l'Iran, sans discernement.

Malgré un nombre de chasseurs (et notamment de Rafale) qui reste insuffisant, l'AAE répond, et l'industrie fournit le niveau de service attendu, avec là aussi de l'agilité. Le Rafale a été conçu pour une disponibilité maximale, il s'agit "juste" de tourner le potentiomètre. Avec néanmois une réalité : les cellules vont vieillir bien plus vite, et les pilotes vont exploser les niveaux d'heures de vol payés par le budget. Il faudra donc en tenir compte dans les financements budgétaires, et donc privilégier les entités qui ont réellement été impliquées dans des opérations. Sans considération d'armées, puisque des marins et des terriens sont aussi en toute première ligne, comme les aviateurs évoqués dans ce post.

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