A la guerre, il y a le coût des heures de fonctionnement, des munitions, des pièces de rechanges, mais
aussi les feuilles de paie.On le sait, la groupe aéronaval en déplace 3000, dont 1900 pour le seul porte-avions, pour l'instant en retrait de la zone conflictuelle. Un groupe amphibie environ 600 (avec SGTE, SGAM, SGMed) plus 170 pour la frégate. La FREMM qui veille sur Chypre, 160, la FREMM en Océan Indien, idem, et 200 pour la FDA en mer Rouge. Soit plus de 4000, plus la Jeanne d'Arc et sa conserve (800), soit un petit 5000 de militaires fançais en mer (avec aussi des équipages d'ATL2, peut-être aussi un SNA hors celui du GAN, des marins qui ne souhaitent pas être reconnus, etc.
La France limite néanmoins la facture grâce à ses bases prépositionnées dans la région, où l'armée de l'air a essaimé ses moyens pour des raisons de protection. A cette heure, c'est l'équivalent d'un escadron de chasse qui a été déployé en renfort, c'est donc une addition plus modeste qu'en mer, environ 200 à 250 aviateurs. Le minarm a aussi expliqué avoir envoyé des plots sol-air (armée de l'ait et armée de terre) dans une demi-douzaine de pays.
Tout cela va générer des surcoûts opex importants, or on sait que traditonnellement, ce volume est ponctionné directement ou indirectement... sur l'existant. Alors même que de telles pratiques ont déjà, par le passé, endommagé, de façon regrettable, l'efficicacité denos armées. Manifestement, l'absence de protection antiaérienne dans le camp où le major Frion est mort ne peut pas être imputé à "la coalition" comme on l'entend déjà. Croire un peu trop aux superpouvoirs des coalitions est une chimère que la France et ses militaires ont déjà cruellement payée. A Uzbeen, mais pas que.
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