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mercredi 12 juin 2019

Le discours le plus long

Les estimations du chrono sont presque formelles : Florence Parly va prononcer demain à Pau, où
siègent les forces spéciales Terre, le discours le plus long depuis qu'elle est arrivée à l'hôtel de Brienne, sur un thème qu'elle a pris à bras-le-corps, la lutte contre le terrorisme. Précisément le sujet d'une récente interview croisée avec son collègue de la place Beauvau, donc sans doute tout sauf un hasard si elle laboure à nouveau le thème demain, toute la journée, face à des spécialistes des trois armées, mais aussi des services. Elle doit rencontrer les opérationnels en matinée, prononcer ce discours d'une quarantaine de minutes, puis prendre un déjeuner de travail, et réunir ses spécialistes du contre-terrorisme dans l'après-midi.
Dans ce rendez-vous, rare pour les happy fews de la presse qui l'accompagneront, mais aussi des parlementaires, il faut voir à la fois une forme de dissuasion envoyées aux actuels terroristes qui menacent la France, que ce soit en métropole, outremer, ou sur les théâtres. Mais aussi la volonté d'affirmer une doctrine pas toujours dite de façon explicite, et pas toujours avec des mots clairs. Alors qu'il lui est parfois reproché de tergiverser, sur les terroristes, Florence Parly y est toujours allée directement, expliquant notamment sur France Inter qu'un terroriste d'origine française opérant au Levant était mieux mort sur place que de retour en France. Droite sans ses escarpins, la minarm l'a redit avec fermeté en Jordanie, lors du dernier réveillon, mais aussi à bord du Charles-de-Gaulle, expliquant que le "combat contre Daech" n'était "pas terminé".
Dans ce discours, il faudra donc s'attendre, par delà certains formules-choc, à l'édiction d'une stratégie en la matière, d'une analyse, mais sans doute pas forcément l'évocation de plus de moyens, comme la minarm en avait déjà évoqués au dernier Sofins (ceux de la LPM, en fait).
Par contre, la ministre (qui aura tout le spectre du contre-terrorisme demain en face d'elle, incarné notamment par le COS et la DRM, mais sans doute pas que), veut aussi montrer le panel dont elle dispose. Un panel envié, notamment par son collègue de l'Intérieur qui n'a pas trouvé de modèle d'intervention idoine entre ses différentes unités, là où le COS a inventé, avec fermeté, un modèle de planification, de conduite et de standardisation des procédures, et désormais, des matériels. Tout n'est pas pour autant réglé.
Pas d'action réactive sans renseignement, comme l'avait bien illustré l'opération dans laquelle sont morts les premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, du commando Hubert.
Comme pour incarner cette dimension, un avion de l'aviation (un C3ISTAR) et un de la marine (un ATL2) se partageront demain la vedette. Pas possible par contre qu'un Reaper de l'ED 1/33 Belfort puisse poser à Pau : il y aurait eu pourtant toute sa place, puisque deux de ces engins ont assuré la couverture de l'opération du Burkina-Faso. Ils assurent en moyenne 60% de leurs heures de vol au profit de la TF Sabre.
Forcément, Florence Parly va évoquer dans son discours des résultats opérationnels obtenus par les forces spéciales, dont l'empreinte humaine reste relativement légère, à une époque où l'allègement de la force Barkhane revient avec insistance, depuis des années. Mais, rappelle régulièrement le GCOS, la TF Sabre n'aurait pas non plus toute son efficacité sans des moyens de Barkhane : des chasseurs, mais aussi des plots pour ravitailler des hélicoptères, des bases pour reposer les commandos entre deux opérations... Sans compter que les forces spéciales ne vivent pas hors sol : leur recrutement s'effectue en majorité dans les forces conventionnelles (sauf les FS Terre qui recrutent pour partie directement dans le civil).
En tout état de cause, pas d'annonce à attendre sur une grosse évolution du périmètre du COS, mais peut-être, une officialisation d'une intégration du CPA 30, qui devait être discutée cette semaine.


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