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jeudi 14 septembre 2017

Comment scalper ces surcoûts significatifs ?

2017 sera sans doute encore une belle année sur le front des surcouts budgétaires, surtout avec ce
qu'il faudra régler avec Irma, et ce qui peut encore tomber dans l'escarcelle des armées (pluies de sauterelles, routes à déneiger, gros souci en Afrique, nouvelle vague terroriste, etc), l'année n'est pas terminée.
Les opérations côutent trop cher. Et maintenant, c'est en plus le ministère qui finance 100% de surcoûts que lui impose, en cours de gestion, l'exécutif : de quoi inciter à une prudence de sioux dans la façon de dépenser l'euro, le missile, la balle de 5,56.
Les rabot sont donc à l'oeuvre pour économiser : c'est aussi le sens de la réduction sur Sentinelle. Il faut préserver le capital humain, lui permettre de se former et de progresser. Mais aussi économiser le coût de l'opération. On pourrait ainsi guépardiser une partie du volume, sans le déployer. Problème, que se passera-t-il si le guépard TN claque le même jour qu'un guépard opex ?
Question d'actu, en passant, quelle contribution du mindef dans le joyeux évènement international qui animera l'ile-de-France en 2024 ? Avec ou sans militaires ?
Sur les opex, il y a aussi en ligne de mire de réduire la voilure à Barkhane. Déjà, dans le bouillon de culture pré-electoral figurait cette question lancinante : à combien le djihadiste sahélien ? A combien la frappe contre le Français radicalisé en Irak (Va-t-on nous présenter des facture pour ceux stockés par le régime) ?
Bref, on l'a bien senti, et comme en 2012, la tentation est bien de réduire le coûts des engagements. A l'époque, on s'en souvient, il fallait encore accélérer le retrait déjà décidé en Afghanistan. 6 mois plus tard commençait Serval, un an plus tard, Sangaris, puis six mois plus tard, Chammal.
Il est toujours plus facile de commencer les opérations que de les terminer (une partie qui coûte bien cher).
La France a mis les pieds au Liban en 1978 (2006 pour la période contemporaine) et en conserve encore 800 paires en 2017. Sans perspective de disparition de cette charge. La France est au Sahel depuis les années 70 sous des formes plus ou moins durables. Là non plus, pas de perspectives de disparition rapide. L'acceptation de l'armement des drones peut même être lue comme une acceptation de cet enracinement : on va s'économiser les chasseurs, on aura les drones armés (évidemment, c'est plus compliqué que cela).
Sur Chammal, les réduits tombent les uns après les autres. Mais sur une zone plus petite, peut continuer un certain temps encore. Tant qu'il restera des djihadistes sur place, la France se sentira moralement concernée d'en être, avec des commandos et des chasseurs, on peut économiser le reste.

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