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mardi 5 juillet 2016

Après le Bataclan, des évolutions pour les secours

Les secours doivent prendre en compte l'évolution du terrorisme, notamment pour ce qui concerne
l'évacuation des blessés lors d'une tuerie de masse. Des protocoles ont été mis en place par les forces d'intervention afin de permettre une évacuation plus rapide. C'était difficilement possible en 2015 : incroyablement, alors que le risque de tuerie de masse est patent depuis des années, les protections balistiques (casques, gilets pareballes et surtout boucliers) étaient disponibles en nombre insuffisant... déjà pour les propres primointervenants des forces de sécurité. Désormais, des pompiers doivent pouvoir progresser en portant des casques de protection et des gilets, tandis que le cortège est ouvert par des policiers ou gendarmes porteurs de boucliers. C'est ce cortège, lent, mais offrant une protection minimale, qui peut permettre l'évacuation des blessés, pendant que l'opération des services spécialisés d'intervention est en cours. Pour être efficace et sauver des vies de blessés, il faudrait, évidemment, un grand nombre d'équipes de ce type.

A la BSPP, on a même réfléchi, l'an dernier, à l'armement de ses pompiers. Avec au moins une arme en permanence dans le camion d'intervention afin de pouvoir se protéger, s'ils étaient pris à partie comme primo-intervenant. Evidemment, on peut toujours objecter que les forces de sécurité intérieures sont présentes en nombre, surtout en zone urbaine. C'est rarement le cas la nuit (y compris dans la capitale), par exemple, comme l'a rappelé le Bataclan, pour ceux qui l'ignoraient encore.
Cet armement devrait poser peu de problèmes à Paris -les membres de la BSPP sont tous militaires de l'armée de terre- comme à Marseille. Cette qualité minimale n'a pas, pourtant, à notre connaissance, déclenché d'équipement pour l'instant. Car il faudrait aussi sécuriser les véhicules -ou à défaut, les armes- pour les interventions courantes, où le camion se retrouve parfois vide de pompiers.
Dans la même logique, certaines unités d'intervention arment aussi leurs personnels médicaux. Deux types de statut coexistent, des civils issus du SAMU (RAID) et des militaires relevant du service de santé des armées (GIGN, BRI). Dans les opérations de guerre, les personnels du SSA sont armés, donc, une réplication sur des actes de terrorisme ne posait pas un problème insurmontable. Les médécins de la BRI, sont donc désormais armés, décision prise après le Bataclan.  
De la même manière, une réflexion doit être menée sur le positionnement de la structure médicale de proximité. D'abord parce qu'elle constitue aussi désormais une cible, mais aussi parce qu'elle peut, par mégarde, avoir été positionnée trop près de la zone de la fusillade, zone qui peut avoir été piégée (1).
Autre évolution, des milliers de garrots tactiques, de même type que celui retenu par les militaires depuis... l'Afghanistan ont été commandés en urgence, après le Bataclan, afin d'être prêts pour l'Euro. Cette autre commande illustre l'état de sous-équipement qui prévalait encore à l'époque.
Un audit un peu sérieux trouverait encore, aujourd'hui, des carences dans tout le dispositif de réaction au terrorisme.
Un médecin de la BRI lors de l'intervention de Saint-Denis, consécutive à celle du Bataclan, en novembre dernier. (Photo Pellier/DICOM)

(1) pour les mêmes raisons, un responsable de l'exécutif ne doit plus se rendre sur une zone d'attentats. Sa disparition créant une rupture dans l'éxécutif, et, évidemment, une victoire de plus pour les terroristes.