Les principaux thèmes du blog

100 ans de l'aéronavale 11e BP 14 juillet 14-juillet 27e BIM 2e REP 65 ans du débarquement 70 ans du D-DAY 75 ans de l'armée de l'Air A400M Accident Accidents aériens acm adaptation réactive aéromobilité aéronavale Afghanistan afrique AIA airbus Airbus Military ALAT Allemagne Aquitaine armée de l'Air armée de terre artillerie Atlas australie BAE Systems balardgone bases de défense Belgique billet d'humeur blessés BPC Brésil BRI BSS Budget CABAT Canada cavalerie CEMA cemaa CEMAT cemm Chammal Chef des armées Colloque com 2.0 Com' opérationnelle commandos marine commémoration coopération européenne COS CPA cvm cyberdéfense Dassault Aviation DCI DCNS DCRI Débarquement de Provence décorations DGA DGSE dicod Dissuasion djibouti douanes DPSA DPSD DRM Drones EADS EAU Ebola économies budgétaires Egypte EI élection présidentielle EMA Espace espagne Euro Eurocopter euronaval Eurosatory Export Externalisation FAS Fazsoi femmes flotte gouvernementale forces spéciales Gabon gendarmerie gicat GIGN golfe persique Grande-Bretagne Guyane haïti harmattan hélicoptères IMFEAU in memoriam Inde Industrie de défense Irak ISAF jordanie justice légion étrangère les exclus du Mamouth Liban Libye livres louvois lutte contre le terrorisme Mali marine MBDA MCO media milipol Mindef minint missiles mort au combat musée narcotrafic nato Nexter Niger nigéria nominations OMLT Opint otages OTAN pacdg PAF parachutistes parlement phrase de la semaine Piraterie plan de relance PME police pologne pomlt PPS prémar premier ministre PTSD Rafale RAID rca RCI reconversion Recrutement réductions budgétaires renseignement réserve RESEVAC ressources humaines restructurations Royale RTD Sagem salon du Bourget Sangaris santé SAR sécurité civile Sentinelle serval SIAe Syrie tchad Thales Tigre UE UK urgence opérations USA Uzbeen VBCI Vigipirate

mardi 7 juillet 2015

Miramas : une "défaillance prévisible" dit un député

« La défaillance de la sécurité du site de Miramas était prévisible ». Ce n’est pas une élucubration
d’un torchon (de blog), mais d’un élu de la République, François Cornut-Gentille, qui s’en explique. Fidèle à son approche budgétaire habituelle, le député de la Haute-Marne –zone qui compte quelques sites militaires-, il livre quelques chiffres, en l’occurrence ceux livrés dans les documents ministériels. Ces chiffres illustreraient, selon lui, de « graves défaillances de la DPSD » qui n’inspectait que les « deux tiers » des sites sensibles en 2008 et 2009. L’élu reconnaît néanmoins qu’un « effort significatif » a été réalisé, concomitamment, relativise-t-il, à la réduction du nombre de sites concernés.
Le taux d’inspection aurait donc bondi à 93% en 2014. Mais regrette François Cornut-Gentille, « il est difficilement compréhensible que l’objectif de 100% ne soit ni visé, et encore moins atteint. Si le ministère de la défense n’a manifestement pas compris cette évidence, les braqueurs de Miramas l’ont bien intégrée ».
Par delà cette sortie, on peut aussi s’inquiéter que le domaine ne fasse l’objet d’aucun vrai test de résistance, comme cela pouvait être le cas de la dissuasion par exemple (1). On ne peut attendre de terroristes qu’ils aient la gentillesse de prévenir de leurs attaques et de leurs vols. Les tests du système doivent le prendre en compte, quitte à s’inspirer de ce qui est fait régulièrement pour la protection des sites sensibles (civils) et des grands évènements (2).
Dans un communiqué sans faute, mais sans chiffres –notamment celui du détail du vol-, le ministère dit avoir lancé un audit de l’ensemble des sites de stockage de munitions. Une appellation qui dépasse donc apparemment les seuls 16 dépôts du SIMu.
Le travail, effectué par la DPID, doit être rendu sous quinzaine.

(1) C’est pour ce motif qu’après la dissolution des CPA dans les années 60, leur rôle avait perduré, précisément pour tester le niveau de protection des bases nucléaires de l’armée de l’air.
(2) Exemple non limitatif, les unités spécialisées de la gendarmerie, notamment l’EPIGN avaient testé le dispositif de sécurité du G8 d’Evian, en 2003, par des « attaques » particulièrement réalistes.