Les principaux thèmes du blog

100 ans de l'aéronavale 11e BP 14 juillet 14-juillet 27e BIM 2e REP 65 ans du débarquement 70 ans du D-DAY 75 ans de l'armée de l'Air A400M Accident Accidents aériens acm adaptation réactive aéromobilité aéronavale Afghanistan afrique AIA airbus Airbus Military ALAT Allemagne Aquitaine armée de l'Air armée de terre artillerie Atlas australie BAE Systems balardgone bases de défense Belgique billet d'humeur blessés BPC Brésil BRI BSS Budget CABAT Canada cavalerie CEMA cemaa CEMAT cemm Chammal Chef des armées Colloque com 2.0 Com' opérationnelle commandos marine commémoration coopération européenne COS CPA cvm cyberdéfense Dassault Aviation DCI DCNS DCRI Débarquement de Provence décorations DGA DGSE dicod Dissuasion djibouti douanes DPSA DPSD DRM Drones EADS EAU Ebola économies budgétaires Egypte EI élection présidentielle EMA Espace espagne Euro Eurocopter euronaval Eurosatory Export Externalisation FAS Fazsoi femmes flotte gouvernementale forces spéciales Gabon gendarmerie gicat GIGN golfe persique Grande-Bretagne Guyane haïti harmattan hélicoptères IMFEAU in memoriam Inde Industrie de défense Irak ISAF jordanie justice légion étrangère les exclus du Mamouth Liban Libye livres louvois lutte contre le terrorisme Mali marine MBDA MCO media milipol Mindef minint missiles mort au combat musée narcotrafic nato Nexter Niger nigéria nominations OMLT Opint otages OTAN pacdg PAF parachutistes parlement phrase de la semaine Piraterie plan de relance PME police pologne pomlt PPS prémar premier ministre PTSD Rafale RAID rca RCI reconversion Recrutement réductions budgétaires renseignement réserve RESEVAC ressources humaines restructurations Royale RTD Sagem salon du Bourget Sangaris santé SAR sécurité civile Sentinelle serval SIAe Syrie tchad Thales Tigre UE UK urgence opérations USA Uzbeen VBCI Vigipirate

mercredi 3 septembre 2014

La France ne livre pas les Mistral à la Russie (pour l'instant)

Il faut attendre la fin du communiqué de sortie de conseil de défense restreint pour l'apprendre : Paris
ne livrera pas les Mistral à la Russie car "les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC ne sont pas à ce jour réunies" écrit l'Elysée qui ajoute que la situation en Ukraine est "grave"

La situation est donc grave, à plus d'un titre. La France a toujours argumenté sur le fait que les Mistral étaient l'objet d'un contrat entre deux sociétés, française et russe. La décision du jour démontre -pour ceux qui en doutaient encore- que ce n'était pas le cas. Cet été, le président avait encore annoncé que le premier navire serait bel et bien livré, mais que des questions se posaient pour le deuxième.
On le sait, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, mais la Russie, qui avait conditionné le paiement à la livraison des deux navires risque de mal prendre les choses (1).
Et pour autant, cette situation n'a rien d'étonnant car l'OTAN, et peut-être quelques prospects de l'industrie de défense française (la Pologne par exemple) ne devaient pas y comprendre gran'chose.
Cette fermeté française devrait valoir quelques poignées de main au sommet de l'OTAN, en fin de semaine, et par les temps qui courent, ça ne fait pas de mal.
Sur l'autre sujet du moment, le conseil de Défense n'a pas exclu non plus une "réponse (...) si nécessaire militaire dans le respect du droit international" en Irak. Le communiqué évoque "une menace globale qui est devenue grave".
A deux reprises, l'adjectif "grave" a été employé. Pour autant, à aucun moment l'est évoqué le besoin, dans ces conditions, d'effectuer une pause dans les restructurations de défense. Voire même, comme le demande l'OTAN, d'augmenter les crédits de défense.

(1) entre autres exemples, le gaz qui chauffe quelques foyers français l'hiver vient de ce coin-là de l'Europe. Un vrai levier d'opinion... Le député Philippe Meunier (UMP) dénonce, lui, une "irresponsabilité totale" du gouvernement, qui risque de fragiliser des contrats en cours de négociation, et de modifier l'image de la France chez ses clients, actuels ou potentiels. Selon le parlementaire, de telles craintes remontent déjà via les ambassadeurs.