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dimanche 13 avril 2014

Ciel, mes couleurs !

Depuis les temps immémoriaux, l'objectif d'un camouflage était de se rendre le moins visible à l'oeil adverse.
Mais c'est que depuis, les guerres se font aussi sur le plan budgétaire, et ces batailles-ci se gagnent avec beaucoup de com'. Il faut donc redevenir plus visible.
On a pu le noter, un volontarisme certain a été mis à placer une poutre de Puma dans le champ de la caméra, lors des dernières allocutions de François Hollande ou de Jean-Yves Le Drian en Afrique. Rien de très sexy dans cette poutre, sinon qu'elle porte l'inscription, blanche, impossible à rater, "Armée de Terre".
Moins intrusive, l'armée de l'air a elle aussi travaillé son sujet, puisque tous ses avions portent désormais la mention "armée de l'air", en général sur les flancs. Les aviateurs ont été malins au point même d'associer une ville à chacun de leur Atlas : Toulouse et Orléans font déjà partie de la famille, il faudrait trouver quatre nouveaux noms en 2014. Dien Bien Phu (1954), Suez (1956), Kolwezi (1978) et Tombouctou (2013) me semblent bien illustrer la palette COTAM, mais je crois qu'il faut rester dans une palette de villes françaises donc il y a du choix, entre les 36.000 communes de l'hexagone.
Dans cette conquête de l'oeil public, tout n'est pas toujours rose néanmoins.
Ce blog avait révélé, en son temps, comment le magazine interne du ministère avait procédé en effaçant, sur une de ses couvertures, la mention "armée de l'air" présente sur les canards d'une perche de ravitaillement d'un tanker des FAS, visible devant un Rafale. Un coup de photoshop et Armées d'Aujourd'hui avait fait preuve d'un curieux sens de la relations interarmées et de la réalité opérationnelle. Sans l'avoir jamais fait sur la poutre d'un hélicoptère de l'armée de terre, ou le dos de la combinaison de travail d'un marin.
A cette heure, c'est l'aviation embarquée qui teste de nouvelles livrées pour que tout cityoen puisse faire la différence du premier coup d'oeil entre ses Rafale Marine, et ceux de l'armée de l'air. Surtout quand ils sont armés, ce qui corse en plus l'oeuvre à réaliser.
L'oeil prévenu le sait, il peut aller chercher une carène différente, une perche d'appontage, voire même, un train différent (s'il est sorti). Sans compter, la mention "Marine" (malheureusement en basse visibilité) ou l'ancre de marine présente sur les cocardes (mais insuffisamment visible, semble-t-il). Il peut aussi regarder sur le fuselage s'il trouve un numéro d'escadre suivi de deux lettres (ou pour les marins, d'un simple numéro d'appareil à deux chiffres). Mais voilà, cela ne suffit pas.
Plusieurs livrées ont donc été testées à l'oeil des marins du ciel, combinant des mentions plus visibles, des emplacements plus stratégiques (le haut de dérive, les réservoirs de carburant...). Résultat, peut-être dès la saison des meetings : des Rafale Marine devraient évoluer à La Ferté Alais et à Cuers (le 15 juin).