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mercredi 27 novembre 2013

Un colloque sur la dissuasion (actualisé)

L'assemblée nationale accueillera le 9 décembre un colloque consacré à l'avenir de la dissuasion, et organisé
par le club Participation et Progrès. Le panel des speakers est, à première vue, plutôt orienté sur des opposants déclarés de la dissuasion, ou des partisans d'une évolution du système à deux composantes (1), ce qui risque de déséquilibrer un peu la vision de ce sujet de première importance. Aucun représentant du ministère, ou des forces concernées (FOSt, FAS) n'est annoncé sur ce même programme, ce qui est sans doute une erreur : la nature, comme les idées, ont horreur du vide.
Inscriptions : pierre.pascallon0054@orange.fr

(1) voici ce qu'en disait cette nuit l'un d'eux, l'ancien ministre Hervé Morin dans son intervention sur la LPM dans l'hémicycle :  "Mon second reproche a trait au nucléaire. Je sais que suis souvent seul - quoique de moins en moins - sur ce sujet car c’est un sujet tabou. C’est le grand silence car comme toujours les nucléocrates, voire les nucléopathes, nous disent qu’il ne faut surtout rien changer et surtout rien toucher. Je connais les arguments par cœur : « de toute façon l’aérien a été payé et donc non seulement il n’y a rien à gratter côté nucléaire et en plus on mettrait en péril la construction de notre dissuasion ». L’argument des moyens est un argument fallacieux. Oui notre composante aérienne vient d’être modernisée. Oui on a supprimé un escadron, mais tout le monde oublie de dire que tout cela a un coût d’entretien, de fonctionnement et qu’il faut en permanence alimenter les bureaux d’études, le CEA et les industriels pour maintenir les équipes. C’est au moins plusieurs centaines de millions d’euros par an. J’ajoute à cela ce que tout le monde omet de dire que la période 2017-2019 sera marquée par le lancement de la rénovation de la composante sous-marine et qu’il faudra augmenter les crédits consacrés à la dissuasion d’environ 10% par an à partir de 2016, ce qui nous amènera à un déséquilibre des moyens entre les forces conventionnelles et les forces de dissuasion. Car bien entendu personne n’imagine que le budget de la défense augmentera de façon significative dans les prochaines années . Cette construction n’est pas tenable puisque la projection des courbes conduira la France à consacrer 30% de ses crédits d’équipement à la dissuasion. Un nucléaire hypertrophié, des forces conventionnelles sous-équipées pour lesquelles l’effort que la Nation y consacre représentera pas plus de 0,8 % du PIB ! Pour tous ceux qui ont toujours vécu comme un renoncement la faiblesse des moyens accordés par l’Allemagne à ses forces armées, ce sera beaucoup moins que nos amis allemands, autant dire pour tous ceux qui connaissent un peu la défense, le symbole du cauchemar absolu ! - Donc si j’ai bien compris on ne touche à rien comme si tout était immuable alors qu’il est évident que la France devra, malheureusement,- et je dis bien malheureusement - finir par regarder avec lucidité sa situation : oui, elle ne peut plus s’offrir ceinture et bretelles. La deuxième question trop longue pour être évoquer en quelques secondes dans cet hémicycle qui est un lieu public, est celle bien entendu, de la nécessité de maintenir deux composantes pour assurer notre sécurité et notre souveraineté. Quelques questions seulement : Les Anglais se sentent-ils tant en danger avec une seule composante ? Compte-tenu des évolutions techniques sur notre dissuasion, dans quel schéma de crise une seule composante ne suffirait pas pour nous protéger de toute agression contre nos intérêts vitaux ? Quelle composante et selon quelle modalité nos intérêts vitaux et notre indépendance sont garantis par une menace étatique grave ? Voilà des questions qu’il me semble devoir être, au moins posées ! François Mitterand, cela va vous faire plaisir, avait su supprimer la composante terrestre. Combien de discours a-t-on entendu à l’époque pour dénoncer cette décision qui remettait en cause la protection des intérêts vitaux de la France selon ses pourfendeurs ? Je vous invite à lire les discours de l’époque. On en rirait aujourd’hui. Mais derrière tout cela il y a un élément qui relève de la mystique de la fonction présidentielle : le nucléaire en fait partie et il faut donc beaucoup de force pour qu’un chef de l’Etat soit capable d’affronter les éternels défenseurs de l’immobilisme, force que François Hollande n’a pas."