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lundi 14 novembre 2011

BHL cible Longuet

Jeudi, Gérard Longuet était à Mont-de-Marsan, où il a fait chanter la marseillaise aux militaires qui revenaient d'Harmattan (crédit : Jean-Marc Tanguy).

Voilà un passage pas piqué des vers, qu'on peut trouver dans les bonnes feuilles du livre de BHL, publiées par l'Express cette semaine. L'auteur relate ses entretiens avec le président pendant Harmattan, et notamment celui-ci, le 1er juin quand le président lui aurait dit : "et puis ces fuites dans la presse.... Elles ne nous ont pas aidés, il faut bien le dire."
BHL soliloque : "j'ai vu, il y a quelques jours, en effet , un gros article dans Le Figaro, très précis, très renseigné. Insinue-t-il que je pourrais être à l'origine de l'indiscrétion ?"
Et le philosophe de rétorquer au président : "J'ai vu cela, oui, mais c'est de l'Elysée qu'elles sont venues, ces fuites ! Je me suis dit... "
BHL poursuit : "Et lui, très vite, m'arrêtant net : 
"Non, la Défense, c'est de la Défense que c'est sorti.
- Cela ne m'étonne qu'à demi. Longuet est contre, depuis le début".
Fin du récit du philosophe. N'ayant pas le dégré de proximité du philosophe avec le président, j'avais néanmoins interrogé, le 16 juillet, le ministre de la défense sur la provenance des fuites en question, portant sur les largages en Libye (1). Lui avait en tout cas nié farouchement toute responsabilité dans la divulgation de ces informations opérationnelles. Leur mise sur la place publique avait notablement compliqué la tâche des opérationnels chargés de ces missions. On ignore si, comme c'est la coutume, la DPSD a enquêté sur ces fameuses fuites. Et s'il en est sorti quelque chose. La DPSD est placée sous l'autorité du ministre de la Défense. Lors d'un précédent (Surcouf), c'est la DCRI qui avait été à la manoeuvre.
Pour ce qui est de son opposition au conflit, Gérard Longuet n'a en tout cas devant moi jamais évoqué un tel sentiment (2). Même si les journalistes avaient été étonnés de son silence assourdissant, pendant les premiers jours d'Harmattan. Il s'en était justifié le 24 mars par la volonté de "laisser travailler les professionnels de la communication opérationnelle".
Voilà au moins une différence avec le philosophe qui l'accuse.

(1) sans s'apesantir sur les détails de livraison, BHL affirme que la France a livré 40 tonnes d'armes aux insurgés libyens. Par air, cela ferait beaucoup de largages, on peut donc estimer qu'une bonne partie est arrivée par un autre élément.
(2) on se souvient du flottement diplomatique qui a eu cours, en février-mars, sur l'opportunité ou pas d'engager l'OTAN en Libye. Même son sécrétaire général était sceptique, si mes souvenirs sont bons. En France même, de très hauts cadres de l'armée étaient d'ailleurs du même avis, qui a bien sûr changé par la suite.